VOLET
SOCIO-ÉCONOMIQUE
Dernière mise à jour le 12 septembre
2006
Compte tenu du chômage endémique qui sévit dans la Grand'Anse, tous les efforts doivent être faits pour créer de l'emploi. Haïti ne peut se priver de cette «ressource naturelle» abondante que constitue une population jeune, dynamique et désireuse de contribuer au relèvement du pays.
Koresfajé
(Kooperativ-Respè-Fanm-Jéremie)
La Fondation a soutenu
jusqu'en 2005 et ce, pendant plus de huit ans, la coopérative
agricole Koresfajé, créée à l'origine par
les Soeurs du Bon-Pasteur et qui est maintenant autonome. Dirigée
par un conseil d'administration, ce regroupement de quelque
quatre-vingt-dix paysannes dispose d'une magnifique petite terre
acquise grâce à une subvention de 40 000 $ d'Haïti
Partage et de l'ACDI, terre sur laquelle elles cultivent fruits et
légumes tant pour leur consommation familiale que pour la
revente au marché. Un appui ponctuel des soeurs du Bon-Pasteur
et d'Haïti Partage leur permet de pallier l'insuffisance du
fonds de roulement nécessaire à l'opération de
l'entreprise.

Femmes de la coopérative
agricole KORESFAJÉ

Rose Michelle Auguste,
animatrice de la coopérative KORESFAJÉ
sur le terrain donné par la Fondation Haïti Partage au bord de la
rivière Grande-Anse
Production
et mise en marché de fruits et légumes séchés
Ambitieux projet dont
les objectifs sont de conserver des fruits et légumes pour
parer à la pénurie d'aliments entre les récoltes
et pour permettre aussi un revenu d'appoint aux quelque 200
coopérantes par la vente de leur surplus de production, s'il y
a lieu. Haïti Partage a contribué à l'encadrement
du projet, à la formation des travailleuses et à la
fourniture de matériel, dont les séchoirs. La
rentabilité de l'entreprise est hélas très
faible.
On évalue actuellement l'opportunité de
limiter la production aux produits les plus rentables. Mentionnons
que, depuis peu, l'Union Européenne appuie aussi ce projet.
Haïti Partage pourra donc fournir une contribution
complémentaire à cette nouvelle source de revenus.

Coopérative
d'artisanat et de menuiserie
Plusieurs
graduées des écoles primaires aux Abricots mettaient
fin à leurs études faute de ne pouvoir se rendre au
lycée à Jérémie. Le Paradis des Indiens a
donc convenu de fournir un local et un certain encadrement à
la production de poterie en glaise, de nappes et de coussins brodés.
Cette production donne un emploi à 350 personnes, dont 280
brodeuses.


Dans la même
veine, un atelier de menuiserie s'avérait une bonne occasion
pour créer quelques emplois et fabriquer l'ameublement des
écoles de la région, des cercueils, des ruches et
d'autres articles en bois. L'idée de l'atelier a été
acceptée par le Paradis des Indiens mais sans l'intégrer
dans les affaires de l'établissement. Des entrepreneurs privés
ont donc pris en charge la création de ces deux entreprises.
Or, depuis cinq ans que la coopérative est en activité,
les ventes stagnent et les profits diminuent. L'entreprise souffre
d'un manque de connaissances en gestion interne et en créativité
pour fabriquer de nouveaux produits qui répondraient mieux aux
goûts des consommateurs.
Cette petite coopérative
qui a déjà fait ses preuves mérite d'être
aidée de façon à dépasser le stade
d'entreprise artisanale et à pouvoir s'attaquer à la
concurrence. Pour y parvenir, il faut former le personnel sur la
gestion de la qualité et le marketing. De plus, l'atelier de
menuiserie manque d'outils et d'équipement pour améliorer
sa production et sa productivité. Ainsi, une génératrice
lui permettrait d'utiliser des outils électriques : scies,
corroyeur et ponceuses.
Autres
projets socio-économiques
Au
Paradis des Indiens, des jeunes développent le sens de la
coopération. Ils s'initient à de nouvelles cultures et
modifient les comportements ancestraux empêchant l'amélioration
des cultures de légumineuses. Certains jeunes apprennent des
techniques de plantation d'arbres et de greffe. D'autres seront
davantage attirés par l'élevage. Des clapiers et un
poulailler ont été construits sur le terrain de l'école
et les animaux reproducteurs sont sous leur responsabilité. À
l'heure actuelle, on tente d'étendre les élevages dans
les familles de ces jeunes, avec l'objectif de promouvoir une
activité économique lucrative.
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