Liens entre le Québec et Haïti
Dernière mise à jour le 26 septembre 2006
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Pourquoi aider Haïti? Il existe ailleurs aussi d'autres pays et d'autres gens qui souffrent. Ici même au Québec, il y a des gens qui ont besoin d'aide. Alors, pourquoi Haïti?
D'abord, c'est le pays le plus pauvre des Amériques et peut-être celui qui a le plus souffert au cours de son histoire. C'est une raison suffisante pour inciter divers donateurs, tels que l'Association Roger Riou en Belgique.
Mais il y a aussi une autre raison, moins rationnelle, plus sentimentale (et donc plus importante comme motivation), celle des liens qui unissent les Québécois et les Haïtiens. En effet, au cours des ans, de nombreux liens se sont tissés entre les Québécois et les Haïtiens à l'occasion de séjours de Québécois en Haïti ou de l'immigration d'Haïtiens au Québec. Ces liens ont amené des Québécois comme, entre autres, ceux de la Fondation Haïti Partage ou de la Collaboration Saint-Jean-sur-Richelieu-Haïti à vouloir aider les Haïtiens de diverses facons.

En voici quelques exemples.

Des Québécois en Haïti

Laïcs

Réal Rousseau, un industriel et homme d’affaires de Montréal et fondateur de ce qui est aujourd'hui la Fondation Haitï Partage, a vécu de nombreuses années en Haïti qui était devenu sa seconde patrie. Son histoire personnelle est un bon exemple d'une des façons dont des Québécois ont appris à aimer et à aider Haïti.
Suite à un grave accident de voiture survenu à la fin des années cinquante, Réal Rousseau, choisit Haïti comme lieu de convalescence, puis comme lieu où se dévouer et être utile. Ce choix fut influencé par son amitié avec le docteur Louis Roy, médecin haïtien, ancien directeur de la Croix-Rouge haïtienne, dont il avait fait la connaissance à Montréal.
Il s’associa d’abord au Père Roger Riou, à l’île de la Tortue, dans la construction de dispensaires, d’écoles, d’aide alimentaire. Pour cela il fit appel au support matériel de ses parents et amis du Québec, créant une ONG appelée Fondation Roger Riou.
Lorsque la mission à l’île de la Tortue devint impossible à cause de la dictature duvaliériste, le père Riou quitta Haïti. Le docteur Louis Roy réorienta l'action sociale de Réal Rousseau vers Jérémie et, plus largement, vers la Grand’Anse qui devint bénéficiare de sa Fondation dans les années 1967. Louis et Miki Roy lui présentèrent Mica et Patrick de Verteuil qui travaillaient alors à Montréal et désiraient s’établir aux Abricots. Ces derniers allaient alors devenir les plus importants promoteurs de projets de développement aux Abricots, projets supportés en grande partie par Réal Rousseau et sa fondation.
Grâce à son sens exceptionnel de persuasion, monsieur Rousseau a pu compter sur de nombreux et dévoués collaborateurs au Québec. On rapporte même qu’un ambassadeur du Canada en Haïti (Harry Singleton) disait de Réal Rousseau qu'il était «Celui à qui on ne peut rien refuser» pour Haïti.
Ses collaborateurs, amis et parents ont d’ailleurs continué son action humanitaire même après sa mort en 1994 en agissant au sein de la plus importante réalisation de sa vie la Fondation Haïti Partage, telle qu’on la nomme aujourd’hui.

Roger Riou (1974) Adieu la Tortue, Editions Robert Laffont. Collection « Vécu ». 343 pages ISBN: 2221036433 - Éditions J'ai Lu, 1976, 440 pages. Collection « Documents » n°76
Albéric de Palmaert (1995) Roger Riou : Le flibustier de Dieu Bande dessinée. Éditions Fleurus, Collection « Croyants de tous pays » ISBN: 2215009241

Religieux et religieuses

LE RESTE DE CETTE PAGE EST ENCORE A COMPLÉTER

Immigration haïtienne au Québec

Si les Québécois ont aidé les Haïtiens en Haïti,.les Haïtiens ont aussi aidé les Québécois en s'établissant au Québec.

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