VOLET EDUCATION
Dernière mise à jour le 11 septembre 2006

Sans une éducation de qualité, les acquis au niveau du développement social et économique sont fragilisés. Compte tenu de cette réalité, la Fondation a fait une place importante aux programmes éducatifs novateurs dont les suivants:

Réseau de bibliothèques de la Grande-Anse

Outre la bibliothèque du collège St-Louis de Jérémie, il y en a présentement plus d'une dizaine déployées dans des écoles de la ville et des villages avoisinants. D'autres bibliothèques sont en activité à Trou Bonbon, aux Abricots (bibliothèque Angèle-Garceau). Sous l'impulsion des Frères de St-Gabriel et notamment du Frère Réal Grenier, une bibliothèque a été aménagée dans le lycée St-Raymond à Anse d'Hainault. Il est prévu que celle-ci sera accessible à toute la population environnante. Pour ces bibliothèques, M. Patrick Leclerc et son équipe de La Sarre, en Abitibi, ont fait parvenir plus de 500 caisses de livres. D'autres donateurs institutionnels et privés de la région de Montréal ont participé à l'extension de ce projet dans toute la Grande Anse. Le réseau de bibliothèques est en croissance. C'est par le livre que Haïti pourra se développer.

Centre Montfort de Jérémie

Ce centre a été mis sur pied à Jérémie par les Frères de St-Gabriel et leurs collaborateurs (Fr. Ronald Brissette, Jean-Berthol Toussaint). Cette ressource accueille des garçons dont les parents ne peuvent assurer la subsistance ou encore des jeunes sans famille qui, chassés des campagnes environnantes par la pauvreté, erraient dans Jérémie et étaient livrés à la prostitution et la délinquance. À l'origine, les jeunes étaient logés à proximité de l'école Frère-Paulin dans des hangars transformés en cuisine et en dortoir. Leur journée était occupée à l'alphabétisation et à l'exécution de travaux manuels (couture). Le projet s'est transformé et une vraie résidence avec salles de cours et ateliers a été construite. L'embauche d'éducateurs pour alphabétiser ces jeunes et les former à une technique est en voie de réalisation. Les coûts d'opération demeurent élevés et la Fondation Haïti Partage ne peut fournir ce montant sans compromettre la survie d'autres projets qu'elle subventionne déjà.

L'école primaire Paradis des Indiens
Fondée en 1975 aux Abricots, l'école primaire Paradis des Indiens est un exemple unique d'intégration de l'éducation au développement économique et social d'une région. Ainsi, pour l'année 2005-2006, elle compte 409 élèves, dont 193 filles, répartis de la maternelle à la 6ème année. Ces enfants reçoivent une instruction de qualité, confirmée par l'excellence des résultats aux examens du ministère (meilleurs résultats du district de la Grande-Anse). Elle dispose d'une bibliothèque et d'une salle de projection permettant davantage d'ouverture sur le monde. Elle offre un programme d'alphabétisation pour adultes et la cantine à tous les élèves grâce au support de sociétés privées française et américaine. Cet établissement scolaire est une école pilote notamment au niveau de l'inclusion d'une maternelle au cursus primaire, de la protection de l'environnement et du développement de compétences manuelles.

Classe d'enfants

 

 

Les écoles de montagne
Outre l'établissement principal, le complexe éducatif Paradis des Indiens comprend un réseau de dix écoles de 3 à 5 classes disséminées dans la commune des Abricots. Chaque classe accueille de 35 à 50 élèves. L'action de la Fondation dans ce projet éducatif novateur consiste à ajouter, selon les besoins exprimés, une classe par année à chacune des écoles de façon à pouvoir offrir à court terme tout le cycle du primaire. Cette expérience de développement d'écoles primaires dans cette commune servira à un vaste projet de multiplication de telles ressources dans tout le territoire de la Grande-Anse, un rêve caressé par Mme de Verteuil.

Écoliers d'une des écoles de la région des Abricots


Centre Marie-Fitzbach :
Créé à Jérémie depuis de nombreuses années par les Soeurs du Bon-Pasteur de Québec, ce centre de formation offre à des jeunes femmes des programmes d'alphabétisation et d'éducation sanitaire et familiale jumelés à une formation technique (couture, petit commerce, jardinage, cuisine), ce qui maintient l'intérêt pour toutes les facettes du programme de formation. L'aide d'Haïti Partage permet d'acquérir du matériel et de l'équipement pour les cours et de soutenir les jeunes femmes incapables d'acquitter les frais scolaires minimums qui leur sont demandés.

Centre communautaire N.D. du Perpétuel Secours :
Une initiative de Mme Éliane Moussignac, Montréalaise d'origine haïtienne, ce centre situé dans le secteur Makandal à Jérémie offre des classes de maternelle et des premières années du primaire à près de 200 enfants de ce quartier très pauvre de la ville. Plusieurs d'entre eux présentent des problèmes de sous-alimentation. Pour les adultes, on donne la priorité à l'alphabétisation et à l'initiation à des travaux de cuisine, de mécanique et de menuiserie. Ne recevant aucune subvention statutaire, la responsable doit multiplier les sollicitations pour payer ses aides, fournir les repas aux enfants et rénover les installations. Haïti Partage demeure le principal bailleur de fonds de cet organisme.
La fourniture d'aliments par l'équipe de Mme Mérové Pierre de Port-au-Prince à l'hiver 2006 a permis de secourir plusieurs familles aux prises avec le chômage et l'inflation.

École d'ébénisterie de Gommiers :
Créée en 2004 par M. Jean-Marie Pamphile, cette école enseigne la menuiserie, la fabrication de meubles et les secrets de la construction à un groupe limité (faute d'espace et d'équipement) de jeunes hommes. Grâce à Haïti Partage, de nouveaux outils ont pu être achetés. Il faudra ajouter une génératrice pour permettre l'utilisation d'outils électriques.

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